Varicelle : ce que deviennent les lésions et ce que la surinfection recouvre

Les recherches sur les savons et les soins de peau pendant une varicelle expriment une inquiétude précise : celle de la surinfection cutanée. C'est elle que cette fiche documente.

La varicelle est la primo-infection par le virus varicelle-zona (VZV), un herpèsvirus. Santé publique France, dans son dossier consacré à la maladie, la décrit comme une maladie virale très contagieuse, le plus souvent bénigne, survenant préférentiellement pendant l'enfance, et précise que le virus persiste après l'infection à l'intérieur des ganglions nerveux, d'où il peut se réactiver à l'occasion d'une baisse de l'immunité cellulaire — c'est alors un zona.

Les requêtes portant sur les savons dermatologiques et les soins de peau pendant une varicelle sont fréquentes, et elles ne relèvent pas de cette fiche : aucun produit, aucun soin, aucune conduite à tenir n'y figure. Ce qui suit décrit ce que la source documente — la nature des lésions et le risque de surinfection bactérienne — et rien de plus. Ceci est un repère de lecture, pas un avis médical, et ne remplace pas une consultation.

Ce que deviennent les lésions

La même source décrit une incubation de 10 à 21 jours, avec une moyenne de 14 jours, puis une éruption dont la caractéristique n'est pas l'aspect d'une lésion isolée mais leur coexistence à des stades différents.

Ce qui fait la contagiosité : Santé publique France situe le début de la contagiosité 2 à 4 jours avant le début de la maladie, et sa poursuite jusqu'au stade de croûte, en moyenne 5 à 7 jours après l'éruption. Elle rapporte un taux d'attaque intrafamilial allant jusqu'à 86,6 %.

La surinfection cutanée, en chiffres

C'est la complication qui motive la question des soins de peau, et la source la situe précisément. Environ 3 % des cas de varicelle font, selon Santé publique France, des complications précoces, dont les surinfections cutanées bactériennes, mais aussi des bronchopneumopathies, une atteinte neurologique, un syndrome de Reye, des hépatites cytolytiques le plus souvent bénignes et des thrombopénies.

Ce que la fiche ne fera pas : dire ce qui prévient ou traite une surinfection. Une surinfection cutanée au cours d'une varicelle est une question pour un médecin, et la fiche consacrée à l'impétigo décrit séparément ce qu'est une infection cutanée bactérienne superficielle.

La gravité augmente avec l'âge et avec le terrain

La même source est explicite : bien que la maladie soit généralement bénigne chez l'enfant en bonne santé, sa gravité augmente avec l'âge, et elle peut entraîner des complications graves voire mortelles surtout chez l'adulte non immunisé, la personne immunodéprimée, la femme enceinte et le nouveau-né.

Elle chiffre ce point : le risque de varicelle sévère est estimé à 30 % chez les patients immunodéprimés, avec un risque de décès d'environ 10 %.

Ce que la source donne comme ordre de grandeur en France : environ 700 000 cas par an, dont 90 % chez des moins de 10 ans, 3 000 hospitalisations, dont 75 % chez des moins de 10 ans, et 20 décès, dont 30 % chez des moins de 10 ans. Ces valeurs sont celles de la page liée en fin de fiche, non celles de l'année en cours.

Ce que le diagnostic demande, et quand

Santé publique France indique que le diagnostic clinique n'est pas compliqué, tout en notant que 5 % des malades peuvent être asymptomatiques. Le diagnostic biologique n'est nécessaire, selon cette source, qu'en cas de forme atypique ou de terrain exigeant une certitude — personne immunodéprimée, femme enceinte. La même source retient par ailleurs un risque d'être atteint de la varicelle au cours d'une vie d'environ 95 %, et un risque de réactivation du virus, c'est-à-dire de zona, de l'ordre de 15 à 20 %.

Devant un exanthème fébrile de l'enfant, la nature des lésions est ce qui sépare la varicelle des exanthèmes maculo-papuleux tels que celui de la rougeole : vésicules d'âges différents d'un côté, macules et papules de l'autre. Les autres repères de ce champ sont réunis dans la rubrique maladies infectieuses et parasitaires, et l'ensemble du site est présenté sur la page d'accueil.

Questions fréquentes

Quel savon utiliser pendant une varicelle ?

Cette fiche ne recommande aucun produit et ne donne aucun soin, parce qu'elle ne donne aucune conduite à tenir. Ce qu'elle peut documenter, c'est le motif de la question : les surinfections cutanées bactériennes figurent parmi les complications précoces, qui concernent environ 3 % des cas selon Santé publique France. Le choix d'un soin relève du médecin consulté.

Pourquoi les lésions ont-elles des aspects différents en même temps ?

Parce que l'éruption survient en plusieurs vagues successives, sur 1 à 7 jours selon la même source, si bien que papules, vésicules et croûtes coexistent chez un même malade. C'est une caractéristique de la varicelle, pas une anomalie.

Combien de temps dure la contagiosité ?

Santé publique France la fait débuter 2 à 4 jours avant le début de la maladie et se poursuivre jusqu'au stade de croûte, en moyenne 5 à 7 jours après l'éruption. La même source rapporte un taux d'attaque intrafamilial allant jusqu'à 86,6 %.

La varicelle est-elle plus grave chez l'adulte ?

La même source indique que la gravité augmente avec l'âge et que les complications graves voire mortelles surviennent surtout chez l'adulte non immunisé, la personne immunodéprimée, la femme enceinte et le nouveau-né. Elle estime à 30 % le risque de forme sévère chez les patients immunodéprimés, avec un risque de décès d'environ 10 %.

Quel est le rapport entre varicelle et zona ?

La varicelle est la primo-infection par le virus varicelle-zona ; le zona est la réactivation de ce même virus, resté latent dans les ganglions nerveux sensitifs. Santé publique France estime le risque de subir au moins une réactivation au cours d'une vie à 15-20 %.