Hépato-gastro-entérologie : comment cette rubrique est organisée

Vingt-six fiches qui suivent l'anatomie, du haut du tube digestif au côlon, puis les organes annexes — foie, voies biliaires, pancréas — et enfin l'enveloppe : péritoine, mésentère et paroi abdominale.

Cette rubrique réunit les maladies du tube digestif et de ses annexes, et les signes qui les révèlent. Une partie des fiches porte sur une maladie nommée, une autre sur un signe — l'ascite, l'hémorragie digestive, le syndrome occlusif — qui n'est pas un diagnostic mais un tableau dont la cause reste à établir. Les deux types se lisent ensemble : le signe conduit au groupe de maladies, la maladie explique le signe.

Ces pages sont des repères de lecture et non un avis médical. Elles ne remplacent aucune consultation, ne comportent aucune posologie et n'indiquent aucune conduite à tenir devant un abdomen douloureux. Ce qui concerne une personne donnée revient au professionnel qui la prend en charge.

Le plan : le tube, les annexes, l'enveloppe

ÉtageCe que les fiches y traitent
Œsophage, estomac, duodénumreflux gastro-œsophagien de l'adulte, ulcère gastrique et duodénal
Intestin grêlemaladie cœliaque, maladie de Whipple, maladie de Crohn dans son extension grêlique
Côlon et rectumdiverticulose et maladie diverticulaire, rectocolite hémorragique, colite microscopique, colite pseudomembraneuse, colopathie fonctionnelle
Appendice et région appendiculaireappendicite aiguë, mucocèle appendiculaire, adénolymphite mésentérique, appendagite épiploïque
Foie, voies biliaires, pancréascirrhose, encéphalopathie hépatique, maladie stéatosique métabolique, cholangite sclérosante primitive, lithiase biliaire, pancréatite aiguë
Péritoine, mésentère, paroipéritonite aiguë, panniculite mésentérique, hernie pariétale

Un même étage rassemble des maladies très inégales en fréquence, et c'est voulu : le lecteur qui cherche un mot rare l'a presque toujours lu à côté d'un mot courant, dans le même compte rendu.

Entrer par le signe plutôt que par l'organe

Quatre signes dominent les arrivées sur cette rubrique, et chacun ouvre sur une famille de fiches.

  • Une douleur de la fosse iliaque droite. C'est le carrefour le plus fourni du site. L'appendicite aiguë en est la cause la plus connue, mais l'adénolymphite mésentérique et l'appendagite épiploïque primitive donnent des tableaux voisins sans relever de la même situation. Ces trois fiches sont les plus consultées de la rubrique et se renvoient l'une à l'autre.
  • Un saignement. L'hémorragie digestive se lit d'abord par son niveau, haut ou bas, parce que c'est lui qui commande les causes et l'examen — et non par son abondance apparente.
  • Une brûlure, une remontée acide. Le reflux gastro-œsophagien de l'adulte est une affection chronique, ce qui rend la question de sa « durée » mal posée ; la fiche corrige la prémisse avant de décrire.
  • Une distension, un arrêt du transit, un gros ventre. Syndrome occlusif et ascite sont deux tableaux distincts, tous deux traités comme des signes : ce qu'ils imposent de chercher, et non ce qu'ils affirment.

Ce que la rubrique corrige souvent : des couples de mots que l'usage confond — diverticulose et maladie diverticulaire, cirrhose compensée et décompensée, colite pseudomembraneuse et ulcère fibrineux, inflammation du mésentère et panniculite mésentérique. Chaque fiche concernée commence par séparer les deux termes.

Ce que cette rubrique ne couvre pas

La pathologie vasculaire de l'abdomen. C'est la frontière la moins intuitive du site : l'ischémie mésentérique et la colite ischémique se manifestent par l'abdomen mais relèvent d'un mécanisme artériel ou de bas débit, et sont rangées en cardiologie et pathologie vasculaire, avec l'athérome et l'embolie auxquels elles se comparent.

Les tumeurs digestives de l'enfant. L'hépatoblastome est une tumeur embryonnaire et figure en pédiatrie, avec les autres tumeurs de l'enfant, non avec les maladies du foie de l'adulte.

Aucun régime, aucun traitement, aucun score reproduit. Les classifications et les seuils cités sur les fiches y portent le nom de la société savante qui les publie et le lien vers le texte en vigueur ; cette page d'orientation n'en reprend aucun, et ne dit pas ce qu'il faut manger, éviter ou prendre.

Toutes les fiches : hépato-gastro-entérologie

Questions fréquentes

Pourquoi l'ischémie mésentérique n'est-elle pas dans cette rubrique ?

Parce que son mécanisme est vasculaire et que les fiches qui l'éclairent sont celles de l'athérome, de l'embolie et du bas débit, pas celles du tube digestif. Elle est rangée en cardiologie et pathologie vasculaire, avec la colite ischémique. Le choix est fait pour que les fiches voisines soient cliniquement utiles plutôt que topographiquement logiques.

Trois fiches parlent de douleur de la fosse iliaque droite : par laquelle commencer ?

Par celle dont le nom figure sur le document que vous avez lu. Si aucun nom n'est donné, l'appendicite aiguë décrit le cadre général et la variabilité de position de l'appendice ; l'adénolymphite mésentérique et l'appendagite épiploïque expliquent deux situations qui lui ressemblent. Aucune de ces fiches ne permet de trancher un cas particulier, et aucune n'est écrite pour cela.

Une fiche donne-t-elle les critères d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin ?

Les fiches décrivent la structure de ce que les sources publient — les axes d'une classification, ce qu'elle note et ce qu'elle ne note pas — en nommant l'organisme et la date. Quand la version en vigueur n'a pas pu être lue auprès d'une source primaire accessible, la fiche l'écrit et renvoie au texte plutôt que de reproduire une version de mémoire.

Où sont les signes généraux comme la réaction inflammatoire ?

Dans la rubrique des repères généraux, qui rassemble ce qui traverse les spécialités : un examen, un symptôme, un résultat biologique. Une CRP ou une ferritine élevée n'appartient pas plus au tube digestif qu'à une autre localisation, et la ranger ici aurait suggéré une orientation que ce résultat ne porte pas.

Ces fiches disent-elles quoi manger ou quel traitement suivre ?

Non, dans aucun cas. Ce site ne donne aucune posologie, aucun régime et aucune conduite à tenir, y compris pour des situations aussi fréquentes que le reflux ou la colopathie fonctionnelle. Les fiches décrivent ce que les termes désignent et ce que la démarche diagnostique recherche, puis renvoient au texte de référence.