ORL et voies aériennes : quatre fiches, quatre étages

La rubrique suit le trajet de l'air, du nez vers les bronches. À chaque étage correspond une fiche, et la question n'est pas la même selon que l'étage saigne, s'enflamme ou se rétrécit.

Quatre fiches occupent cette rubrique, et elles se rangent le long d'un même axe : celui que l'air parcourt. Les fosses nasales, le rhinopharynx, la région sus-glottique, puis l'arbre trachéo-bronchique. Ce trajet est aussi l'ordre de gravité potentielle du rétrécissement, ce qui explique que deux de ces quatre fiches portent sur des situations que les sources qualifient d'urgentes.

Ces pages sont des repères de lecture et non un avis médical. Elles ne remplacent aucune consultation, ne comportent aucune posologie et n'indiquent aucune conduite à tenir — ni geste de compression, ni manœuvre de désobstruction, ni position. Ce qui concerne une personne relève du professionnel qui la prend en charge, et une gêne respiratoire aiguë relève des services d'urgence.

Les quatre étages

ÉtageFicheLa question qu'elle traite
Fosses nasales et rhinopharynxépistaxisla distinction antérieure / postérieure, qui est une question de siège et non de sévérité, et qui commande tout le reste
Rhinopharynxrhinopharyngitela durée réelle de l'infection virale, plus longue que ce que les conseils courants laissent entendre, telle qu'une revue systématique l'a mesurée
Région sus-glottiqueépiglottite aiguëune maladie qui a changé de population : quasiment disparue chez l'enfant là où l'on vaccine contre Haemophilus influenzae de type b, stable chez l'adulte
Arbre trachéo-bronchiquecorps étranger des voies aériennesun tableau initial bruyant, puis une phase muette — et c'est cette phase muette qui explique les diagnostics tardifs

Le fil commun n'est pas l'organe mais le calibre. Un saignement se juge par son origine, une infection par sa durée, mais une inflammation sus-glottique et un corps étranger se jugent par ce qu'ils font au passage de l'air. Les deux fiches concernées citent la source qui qualifie la situation et s'arrêtent là, sans décrire aucune manœuvre.

Ce que ces fiches corrigent le plus souvent

  • Une durée sous-estimée. La rhinopharyngite est le cas le plus net : l'écart entre la durée mesurée et la durée attendue est la raison d'être de la fiche, et le chiffre y est attribué à la revue qui l'a publié plutôt qu'énoncé comme une évidence.
  • Une population périmée. L'épiglottite est encore décrite dans beaucoup de mémoires comme une maladie de l'enfant ; la fiche explique ce que la vaccination a déplacé et sur quelle période.
  • Un silence trompeur. Après l'inhalation d'un corps étranger, l'accalmie n'est pas une résolution. C'est la seule chose de cette rubrique qu'un lecteur non professionnel gagne vraiment à savoir, et elle est dite sans être transformée en conduite à tenir.

Ce que cette rubrique ne couvre pas

L'oreille, la gorge au sens large, et le nez chronique. Aucune fiche sur les otites, la surdité, les acouphènes, l'angine, l'amygdalite, la sinusite chronique ou la rhinite allergique. La rubrique est courte et ne couvre pas la spécialité ORL.

Le vertige. C'est l'absence la plus contre-intuitive : bien que l'oreille interne soit en cause dans le vertige positionnel, la fiche qui lui est consacrée est rangée en neurologie, avec les autres fiches d'examen neurologique, parce qu'elle part de la manœuvre diagnostique et du nystagmus qu'elle observe.

La balle fongique sinusienne — souvent cherchée sous le nom d'aspergillome du sinus — est traitée en maladies infectieuses, avec les autres aspergilloses, parce que c'est l'agent qui unit ces tableaux.

En dessous du larynx, on passe en pneumologie : bronchiolite, asthme, BPCO et toux chronique y sont traitées. Le corps étranger inhalé fait exception et reste ici, parce que c'est le franchissement du larynx qui définit son tableau.

Toutes les fiches : orl et voies aériennes

Questions fréquentes

Pourquoi le vertige n'est-il pas dans la rubrique ORL ?

Parce que la fiche part de la manœuvre diagnostique et de l'analyse du nystagmus, c'est-à-dire d'un examen neurologique, et que ses voisines utiles sont les autres fiches d'examen. Le classement du site suit ce qui éclaire la lecture, pas l'organe d'origine du symptôme. La fiche elle-même explique ce que la manœuvre provoque et ce que le nystagmus oriente.

Combien de temps dure une rhinopharyngite ?

La fiche répond précisément, et c'est sa raison d'être : la durée mesurée est plus longue que celle qu'indiquent les conseils courants. Le chiffre y figure avec la revue systématique qui l'a établi, parce qu'une durée sans sa source n'a pas de valeur. Cette page d'orientation ne le reproduit pas.

L'épiglottite est-elle une maladie de l'enfant ?

Elle l'a été, et elle ne l'est plus de la même façon. La fiche décrit ce déplacement : la maladie a quasiment disparu chez l'enfant dans les pays qui vaccinent contre Haemophilus influenzae de type b, alors que son incidence reste stable chez l'adulte. C'est un exemple de description clinique rendue fausse par une politique de santé publique, et la fiche date ce qu'elle avance.

Que faire si un corps étranger a été inhalé ?

Ce site ne décrit aucune manœuvre et n'en décrira aucune, pas même les plus enseignées : ce sont des gestes, et un geste mal exécuté à partir d'une description écrite aggrave la situation. La fiche explique en revanche pourquoi l'accalmie qui suit l'épisode initial n'est pas une résolution. Une gêne respiratoire aiguë relève des services d'urgence.

Où sont les angines, les otites et les sinusites ?

Nulle part sur ce site. La rubrique ne contient que quatre fiches, réparties le long du trajet de l'air, et ne couvre ni l'oreille, ni l'oropharynx, ni la pathologie sinusienne chronique. C'est une limite du recueil de départ et non un choix éditorial sur l'importance de ces sujets.