Neurologie : une rubrique rangée par signe d'appel

Douze fiches, dont cinq portent sur un mal de tête. Le plan suit le signe par lequel le lecteur arrive — une céphalée, une crise, un vertige, une faiblesse — parce que le nom du diagnostic est précisément ce qui manque à ce moment-là.

La rubrique réunit les fiches de neurologie du site : les céphalées primaires et leurs cadres, l'épilepsie et son seuil d'urgence, les syndromes moteurs et neurodégénératifs, le vertige positionnel et la thrombose veineuse cérébrale. Plusieurs de ces fiches portent le nom d'une définition plutôt que d'une maladie, parce que c'est la définition qui est cherchée : ce qu'est une aura, ce qu'est une céphalée chronique quotidienne, à partir de quand une crise devient un état de mal.

Ces pages sont un repère de lecture, pas un avis médical. Aucune ne remplace une consultation, aucune ne comporte de posologie — donc aucun traitement de crise ni de fond — et aucune n'indique de conduite à tenir. La décision revient au professionnel qui prend en charge la personne concernée.

Quatre portes d'entrée

Signe d'appelFiches concernées
Un mal de têtecéphalée de tension, migraine avec aura, algie vasculaire de la face et céphalées trigémino-autonomiques, névralgie du trijumeau, céphalée chronique quotidienne
Une crise, une rupture de contactépilepsie et absences, état de mal épileptique
Un vertigemanœuvre de Dix et Hallpike et examen du patient vertigineux
Une faiblesse, un mouvement anormal, un déclinmyasthénie, maladie de Parkinson, maladie de Creutzfeldt-Jakob
Un mécanisme vasculaire veineuxthrombose veineuse cérébrale

La moitié céphalées est la plus fournie, et la plus confondue. Cinq fiches y répondent à cinq questions différentes, et l'erreur la plus fréquente consiste à les traiter comme des synonymes d'intensité croissante. La céphalée de tension est la plus banale et la plus mal nommée : le mot « tension » n'y renvoie ni à la pression artérielle ni au stress. L'algie vasculaire de la face est une entité rare, définie par des crises unilatérales accompagnées de signes dysautonomiques du même côté. La névralgie du trijumeau n'est pas une céphalée mais une douleur de la face en décharges, avec un examen neurologique normal — élément du diagnostic et non absence de gravité. La céphalée chronique quotidienne n'est pas un diagnostic mais un cadre défini par une fréquence. Et l'aura migraineuse a ses propres critères, et peut survenir sans céphalée.

Le reste de la rubrique : des définitions à seuil

Trois fiches tiennent entièrement dans une frontière.

  • L'état de mal épileptique n'est pas une crise plus longue : c'est un seuil de durée au-delà duquel la situation change de nature, et ce seuil dépend du type de crise. La fiche donne la définition avec sa source ; elle ne dit pas ce qu'il faut faire.
  • La maladie de Parkinson ne se définit plus par une triade mais par un signe obligatoire auquel s'ajoute au moins un second : la fiche explique ce changement et ce qu'il implique pour la lecture d'un compte rendu ancien.
  • La thrombose veineuse cérébrale est le nom retenu par les textes actuels là où l'usage disait thrombophlébite cérébrale ; la différence de mot recouvre une différence de mécanisme.

Le vertige, enfin, est traité par la manœuvre qui le provoque pour l'observer : la fiche part du nystagmus et de ce qu'il oriente, plutôt que d'une liste de causes.

Ce que cette rubrique ne couvre pas

L'accident vasculaire cérébral artériel ne fait pas l'objet d'une fiche sur ce site. La seule atteinte vasculaire cérébrale traitée est veineuse. C'est une limite du recueil, et elle est dite ici plutôt que laissée à découvrir.

Le coma et le traumatisme crânien sont en urgences et réanimation, avec les autres défaillances aiguës, parce qu'ils se lisent avec les scores et les tableaux de cette rubrique plutôt qu'avec les maladies neurologiques chroniques. L'état de mal épileptique, lui, est resté ici : il se définit par rapport à la crise épileptique, qui est son point de comparaison.

Aucun traitement, aucun seuil reproduit. Les critères, durées et définitions cités sur les fiches portent le nom de l'organisme qui les publie ; cette page d'orientation n'en reprend aucun.

Toutes les fiches : neurologie

Questions fréquentes

Cinq fiches parlent de mal de tête : comment savoir laquelle lire ?

Par ce que le document ou le professionnel a nommé. Si aucun nom n'a été donné, la fiche de céphalée de tension décrit la forme la plus banale et ce qui la sépare de la migraine ; celle de céphalée chronique quotidienne explique le cadre défini par la fréquence ; celle d'algie vasculaire décrit une entité rare et très caractérisée. Aucune de ces fiches ne permet de se classer soi-même, et aucune n'est écrite pour cela.

Pourquoi le coma est-il en urgences et l'état de mal épileptique en neurologie ?

Parce que leurs voisinages utiles diffèrent. Le coma non traumatique se lit avec les autres défaillances vitales et avec les scores qui les décrivent. L'état de mal épileptique se définit par rapport à la crise épileptique : il n'est compréhensible qu'à côté de la fiche d'épilepsie, et il est donc rangé avec elle.

La rubrique traite-t-elle l'accident vasculaire cérébral ?

Non. Aucune fiche ne porte sur l'AVC artériel, ni sur l'accident ischémique transitoire. La seule pathologie vasculaire cérébrale traitée est la thrombose veineuse cérébrale. Cette absence est une limite du recueil de départ, pas une décision éditoriale sur l'importance du sujet.

Que signifie « examen neurologique normal » dans une fiche de névralgie ?

Que la normalité de l'examen fait partie de la description de l'entité, et non qu'elle écarte quoi que ce soit. La fiche l'énonce comme un élément du diagnostic tel que les sources le définissent. Elle ne dit ni ce qu'un examen anormal impliquerait, ni ce qu'il faudrait faire dans ce cas.

Y a-t-il des traitements de crise décrits dans ces fiches ?

Aucun. Ni médicament, ni dose, ni durée, ni traitement de fond, ni manœuvre thérapeutique — y compris pour les manœuvres dites libératoires du vertige positionnel, qui ne sont pas décrites ici. Les fiches nomment ce que les textes de référence traitent et renvoient à ces textes.