Urologie et néphrologie : deux appareils, un même plan

Quinze fiches qui suivent deux trajets distincts : celui de l'urine, du rein jusqu'à l'urètre, et celui du contenu du scrotum. Les confusions de vocabulaire ne sont pas les mêmes des deux côtés.

La rubrique réunit ce qui concerne le rein et la voie urinaire d'une part, l'appareil génital masculin externe d'autre part. Les deux se croisent rarement en clinique mais partagent une même difficulté : beaucoup de termes y décrivent une constatation d'examen ou un aspect d'imagerie, et non un diagnostic. Globe urinaire, hématurie, kyste rénal, grade de varicocèle : chacun nomme ce qui est observé, pas ce qui l'explique.

Ces pages sont des repères de lecture et non un avis médical. Elles ne remplacent pas une consultation, ne comportent aucune posologie et n'indiquent aucune conduite à tenir. Toute décision concernant une personne revient au professionnel qui la prend en charge.

Le premier trajet : l'urine, du rein à l'urètre

NiveauFiches
Parenchyme rénalmaladie rénale chronique, polykystose rénale autosomique dominante, maladies kystiques rénales, syndrome hémolytique et urémique
Voie excrétricelithiase urinaire, hématurie
Vessierétention aiguë d'urine et globe vésical, cystite interstitielle et syndrome de la douleur vésicale
Urètre et prépucesténoses urétrales, phimosis et paraphimosis

Deux fiches de ce trajet sont des fiches de vocabulaire avant d'être des fiches de maladie : le débit de filtration glomérulaire situe une fonction sur une échelle de stades sans suffire à porter un diagnostic, et le kyste rénal se caractérise par son aspect en imagerie, non par sa taille.

Le second trajet : le contenu du scrotum

Quatre fiches décrivent ce qui se palpe ou se voit dans la bourse, et elles se distinguent par le mécanisme plus que par le symptôme : un enroulement qui interrompt la vascularisation pour la torsion du cordon spermatique, une dilatation veineuse pour la varicocèle, une collection liquidienne pour l'hydrocèle, un arrêt de migration pour la cryptorchidie.

La fiche de torsion est la plus consultée du site ; elle est aussi celle où la règle du domaine s'applique le plus strictement. Le diagnostic y est clinique et non radiologique, aucune photographie n'est publiée, et la fiche ne donne aucun élément permettant à un lecteur inquiet de trancher seul. Elle dit ce que l'examen recherche, cite la source qui qualifie la situation d'urgence, et s'arrête là.

Le syndrome de déficit en testostérone lié à l'âge complète cet ensemble par son versant endocrinien : un syndrome dont la définition associe des signes cliniques à un dosage, et non un événement survenant à un âge donné.

Ce que cette rubrique ne couvre pas

Les cancers urologiques — rein, vessie, prostate, testicule — ne font pas l'objet de fiches sur ce site. C'est une limite du recueil et non un choix de classement, et aucune fiche de la rubrique ne doit être lue comme traitant cette question.

Le mécanisme des microangiopathies. Le syndrome hémolytique et urémique est ici, parce que le rein en fait le tableau ; mais le processus dont il relève, la microangiopathie thrombotique, est décrit en hématologie, avec les autres maladies qui le partagent. Les deux fiches se lisent ensemble.

La pathologie gynécologique. Elle n'est représentée sur le site que par une fiche d'hypothèse physiopathologique, rangée dans les repères généraux, et non par une rubrique.

Toutes les fiches : urologie et néphrologie

Questions fréquentes

Pourquoi une fiche sur la torsion du cordon spermatique ne publie-t-elle aucune photographie ?

Parce que ce site n'en publie aucune, et parce qu'ici une image serait dangereuse à double titre : nous ne disposons d'aucune photographie clinique authentique, et une image générée d'un signe serait une observation fabriquée. Le diagnostic est clinique, la fiche décrit ce que l'examen recherche, nomme la source qui qualifie la situation, et ne donne rien qui permette une auto-évaluation.

Que veut dire le grade d'une varicocèle ?

Il décrit la manière dont la dilatation est mise en évidence à l'examen, et non une gravité. C'est une confusion fréquente, et la fiche la traite en premier, avec la source qui publie la gradation. Une gradation d'examen ne se traduit ni en pronostic ni en indication.

Un débit de filtration glomérulaire abaissé signifie-t-il une maladie rénale ?

La fiche sur la maladie rénale chronique explique précisément pourquoi la réponse n'est pas automatique : le débit estimé situe une fonction sur une échelle de stades, et un chiffre isolé ne suffit pas à porter un diagnostic. Les critères, leur source et leur date figurent sur la fiche ; cette page d'orientation n'en reproduit aucun.

Où chercher quand le compte rendu décrit un kyste du rein ?

Dans la fiche consacrée aux maladies kystiques rénales, qui explique ce que décrit un compte rendu et comment l'aspect est classé, et dans celle de la polykystose rénale autosomique dominante si le contexte est familial. Les deux situations n'ont ni le même mécanisme ni la même portée, et le nombre de kystes n'est pas ce qui les sépare.

Cette rubrique traite-t-elle les infections urinaires ?

Elle ne comporte pas de fiche d'infection urinaire. La cystite interstitielle, malgré son nom, n'est pas une infection : c'est un syndrome de douleur vésicale, et la fiche commence par lever cette confusion, qui est la plus fréquente de la rubrique.